Patrick Bédier - Izya






Izya a vingt ans, l'âge des incertitudes et des élans du cœur, des convictions nouvelles et des courages insensés. Perturbée par le destin que sa caste lui réserve, elle sera confrontée aux fantômes de son pays, la Boccagrande.
Sous les Tropiques, la Boccagrande, pays imaginaire, est une ancienne dictature qui à l’instar du Brésil n’a connu aucun procès, aucune catharsis. Rien ni personne n’a apaisé la souffrance des victimes et des familles des disparus alors que tout porte à croire que les bourreaux sont restés impunis.
Sur fond de trafic d’organes et de malversations, l’auteur nous plonge au cœur d’une aventure guidée par la recherche de la vérité et la lutte pour la justice.
"Izya" est le roman de l’amour et du courage. Il est aussi le récit de l’espoir, chevillé au corps. Parce que l’espoir est comme de l’or...


On se retrouve dans un pays imaginaire d'Amérique du sud : Broccagrande. L'atmosphère qui règne dans cet état est assez lourde ; une démocratie y a été mise en place il y a de ça 40 ans à l'issue d'une dictature décadente très rude, cependant le peuple n'est pas réellement satisfait de l'armistice qui a été signée avec leurs anciens tortionnaires qui dorment maintenant sur leurs deux oreilles. Une guerre civile pointe le bout de son nez...
Izya Warden, notre héroïne, est une jeune femme, orpheline de père et de mère, dont la famille fait partie des puissances de Broccagrande et se voit contrainte par sa grand-mère, qui l'a élevé, a épousé un riche homme de 70 ans son aîné.
C'est lorsqu'un inconnu dans la rue l’interpelle en lui annonçant qu'il a des informations sur son père, puis qu'elle découvre les manipulations du gouvernement en action, qu'elle décide de ne pas suivre l'avenir qui était pourtant tout tracé devant elle.

Attention, c'est assez trash ! C'est un roman à ne pas mettre dans toutes les mains. Les femmes y sont clairement rabaissées et de nombreuses violences sexuelles gratuites sont faites à leur encontre. Certes, ça correspond bien à l'ambiance de l'histoire mais il faut tout de même être bien accroché... Et c'est sans compter les descriptions des moments de torture...

J'ai plutôt bien accroché à l'écriture de l'auteur et le sujet est très intéressant ce qui fait que j'ai été très curieuse de connaitre le dénouement. Le côté politique avec ses nombreuses manipulations tient une place très importante cependant il reste un peu brouillon car les informations qu'on nous propose sont finalement assez superficielles.
S'ajoutant à ces révélations politiques qui sont faites à Izya en même temps qu'aux lecteurs, la quête de vérité sur ses parents a aussi une grande place dans ce roman...
Ça va un peu vite ; c'est souvent sans transition, on s'y perd parfois...

Un petit point sur l'héroïne : Izya est agaçante et idiote ! Même exaspérante ! Du coup, il m'a été impossible de m'attacher à elle. Elle, la jeune femme intelligente ayant fait de grandes écoles et fini major de sa promotion, se retrouve à se faire berner par le premier imbécile qui passe... 

Dans la quatrième de couverture, on nous dit : "sur fonds de trafics d'organes", mais on n'en voit pas la couleur alors que c'est ce qui finalement m'avait poussé à m’intéresser à ce livre. Il nous est aussi dit : "... une ancienne dictature à l'instar du Brésil" ce qui, là, peut nous pousser à nous documenter sur ce qu'il s'y est passé (dictature militaire du Brésil de 1964 à 1985). Bon point !



Un grand merci aux éditions Le manuscrit et particulièrement à Patricia qui a préparé l'envoi,
ainsi qu'à Livraddict pour l'organisation de ce partenariat.