Paula Hawkins - La fille du train


Lu aux éditions Sonatine - 379 pages
Thriller
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Entre la banlieue où elle habite et Londres, Rachel prend le train deux fois par jour : le 8h04 le matin, le 17h56 le soir. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe, lors d'un arrêt, une jolie maison en contrebas de la voie ferrée. Cette maison, elle la connait par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants, qu'elle voit derrière la vitre. Pour elle, ils sont Jason et Jess. Un couple qu'elle imagine parfait. Heureux, comme Rachel et son mari ont pu l'être par le passé, avant qu'il la trompe, avant qu'il la quitte. Rien d'exceptionnel, non, juste un couple qui s'aime. Jusqu'à ce matin où Rachel voit Jess dans son jardin avec un autre homme que Jason. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Rachel, bouleversée de voir ainsi son couple modèle risquer de se désintégrer comme le sien, décide d'en savoir plus sur Jess et Jason. Quelques jours plus tard, c'est avec stupeur qu'elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu...
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Lors de ses trajets journaliers en train, Rachel, installée dans son wagon, s'intéresse à la vie d'un couple dans une maison construite près de la voie ferrée. Elle les appelle Jason et Jess et imagine d'eux, qu'ils ont une vie parfaite où l'amour est très présent. Cependant un jour, elle voit Jess, dans son jardin, en train d'embrasser un autre homme que Jason. Quelques jours plus tard, la presse annonce la disparition de Jess... A-t-elle été enlevée ? Est-elle partie avec son amant ? Fuit-elle son mari ?

Il est noté en quatrième de couverture : "Mieux qu'un thriller exceptionnel, un piège paranoïaque et jubilatoire. Lisez-le, vous comprendrez pourquoi". Alors non, je ne comprends pas pourquoi on qualifie ce thriller de mieux qu'exceptionnel. Pour moi, il est des plus banals. Il n'y a pas de suspense, ni de tension. C'est le calme plat, car il ne commence vraiment qu'à se passer quelque chose que dans les 80 dernières pages (sur un roman de 380 pages ce n'est quand même pas la joie !).
De plus, je n'ai pas aimé la manière d'écrire de l'auteur, que ce soit la plume qui est également très standard, que la présentation "journal intime" (indication du jour et du moment de la journée) qui personnellement casse totalement mon rythme de lecture. Est-il tellement difficile d'insérer des indicateurs de temps dans un récit ?

Le personnage de Rachel m'a énervé du début à la fin. Son côté alcoolique et "je ne me souviens de rien" à répétition m'a fortement agacé. En plus de ça, je trouve qu'elle ressemble énormément à Megan (Jess) - dépression, maternité - ce qui peut être confus, donc on peut les confondre à certains moments de l'histoire et perdre le fil.

Un des bons points de ce livre, et ce, parce que j'adore ça, c'est que nous avons un roman choral, ici totalement féminin. Où nous avons les points de vue de femmes, proche ou dans la trentaine : Rachel la fille du train, Megan la disparue et Anna la nouvelle femme de ex-mari de Rachel.
Aussi, les chapitres de Rachel et Anna sont au présent, alors que ceux de Megan sont au passé ; on fait donc des bons dans le temps ce qui nous permet au fur et à mesure des pages d'en savoir plus sur la vie de la disparue et de nous permettre de mener l'enquête.

Pourquoi un tel engouement et une telle médiatisation pour ce thriller très moyen ?


chez les éditions Sonatine

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