Jon Kalman Stefansson - D'ailleurs, les poissons n'ont pas de pieds (Partenariat)


Lu aux éditions Gallimard - 443 pages
Contemporaine
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« Elle est plus belle que tout ce qu’il a pu voir et rêver jusque-là, à cet instant, il ne se souvient de rien qui puisse soutenir la comparaison, sans doute devrait-il couper court à tout ça, faire preuve d’un peu de courage et de virilité, pourtant il ne fait rien, comme s’il se débattait avec un ennemi plus grand que lui, plus fort aussi, c’est insupportable, il serre à nouveau les poings, récitant inconsciemment son poème d’amour. Elle s’en rend compte et lui dit, si je dénoue mes cheveux, alors tu sauras que je suis nue sous ma robe, alors tu sauras que je t'aime. »
Ari regarde le diplôme d’honneur décerné à son grand-père, le célèbre capitaine et armateur Oddur, alors que son avion entame sa descente vers l’aéroport de Keflavík. Son père lui a fait parvenir un colis plein de souvenirs qui le poussent à quitter sa maison d'édition danoise pour rentrer en Islande. Mais s’il ne le sait pas encore, c’est vers sa mémoire qu’Ari se dirige, la mémoire de ses grands-parents et de leur vie de pêcheurs du Norðfjörður, de son enfance à Keflavík, dans cette ville «qui n’existe pas», et vers le souvenir de sa mère décédée.
Jón Kalman Stefánsson entremêle trois époques et trois générations qui condensent un siècle d’histoire islandaise. Lorsque Ari atterrit, il foule la terre de ses ancêtres mais aussi de ses propres enfants, une terre que Stefánsson peuple de personnages merveilleux, de figures marquées par le sel marin autant que par la lyre. Ari l’ancien poète bien sûr, mais aussi sa grand-mère Margrét, que certains déclareront démente au moment où d’autres céderont devant ses cheveux dénoués. Et c’est précisément à ce croisement de la folie et de l’érotisme que la plume de Jón Kalman Stefánsson nous saisit, avec simplicité, de toute sa beauté.
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J'ai reçu ce livre dans le cadre des Matchs de la Rentrée Littéraire #MRL15 sur Price Minister. Mon attention c'était porté sur celui-ci car je suis friande des sagas familiales. Malgré le fait que je ne connaissais pas cet auteur islandais, le titre, plus long que la moyenne, m'a aussi énormément intrigué ! De plus, cette jaquette m'a particulièrement plu.
Malheureusement, je n'ai pas accroché... 

Ari, la cinquantaine, qui quelques années auparavant a quitté l'Islande en laissant derrière lui femme et enfants, se voit aujourd'hui contraint d'y revenir après avoir reçu un colis de son père mourant. Le côté saga familiale est bien présent et c'est ce qui est le point fort du roman ! Nous avons à la fois l'histoire d'Ari, celle de son père Jakob et mais également celle de son grand-père Oddur. Les trois récits s'entremêlent au cours du livre et nous sont livrés petit bout par petit bout, en alternance les uns avec les autres... J'aime les romans avec cette trame !
Mais je me suis ennuyée. C'est lent à souhait - il y a beaucoup de descriptions et de réflexions sur la vie ! En plus, je n'ai trouvé aucun intérêt à ses personnages... Du coup, je ne me suis ni identifiée à eux, ni attachée à eux... Sinon d'accord, c'est intéressant de découvrir cette Islande reculée - l'action de déroule principalement à Keflavik, qui dans le passé ne vivait que de la pêche et de l'armée américaine - celle qui ne correspond pas à l'image des cartes postales, mais c'est aussi très déprimant...

Une chose qui m'a énervé, même si le choix de l'auteur est tout à fait logique, ce sont les prénoms imprononçables - car on ne connait pas les lettres de cet alphabet et aussi car ce sont des noms exotiques - mais typiquement islandais. Du coup, n'arrivant pas à les enregistrer dans ma mémoire, j'avais assez de mal à lier un prénom avec un personnage et donc avec une histoire...

Mais si, au moins, on comprenait où l'auteur voulait nous amener alors qu'il nous fait voyager dans le temps à travers les vies de ces trois personnages... Arirevient à Keflavik pour rendre visite à son père, mais il ne le verra pas et l'auteur nous laisse en plan. Cependant, il parait qu'un tome deux est prévu... Mais ce sera sans moi !


chez les éditions Gallimard

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Encore une fois, heureusement que les éditions Gallimard font des jaquettes
car les couvertures en elles-mêmes ne sont pas très attrayantes !
 
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Merci beaucoup à l'équipe de Price Minister de m'avoir permis de participer aux matchs de la rentrée littéraires de 2015 #MRL15 !