Tamara McKinley - La dernière valse de Mathilda



"La dernière valse de Mathilda" 
de Tamara McKinley

Lu aux éditions Archipoche - 567 pages
(grand format aux éditions L'Archipel)
Contemporain
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Dans la chaleur étouffante du bush australien, Mathilda, treize ans, fait ses adieux à sa mère. Quelques voisins sont rassemblés autour de la tombe, pour rendre un dernier hommage à cette femme courageuse.
Un peu à l'écart, le père de Mathilda n'a qu'une hâte : que tout cela se termine afin qu'il puisse vendre le domaine de Churinga. Mathilda, elle, comprend que les choses ne seront jamais plus comme avant...
Cinquante ans plus tard, Jenny découvre le journal intime de Mathilda. A mesure que progresse sa lecture, l'angoisse l'assaille... A-t-elle bien fait de venir s'installer à Churinga ?
Par son atmosphère envoûtante, la force de ses personnage, cette saga australienne s'inscrit dans la lignée des chefs-d’œuvre de Colleen McCullough.
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Jenny, 25 ans, artiste peintre et citadine, vient de perdre son mari et son petit garçon de deux ans dans un accident de voiture. Elle découvre dans le testament de celui avec qui elle partageait sa vie qu'il lui a légué une station de moutons élevés pour leur laine en plein cœur du désert australien. Comme c'était le rêve de leur couple de retourner à la terre, elle décide de s'y rendre avant de faire son choix final : y vivre ou vendre.
A son arrivée à Churinga, la jeune femme découvre de vieux journaux intimes, s'étalant sur une vingtaine d'années, ayant appartenu à l'ancienne propriétaire, prénommée Mathilda. La jeune fille maltraitée par son père, dut à son décès, alors qu'elle n'avait que 14 ans, gérer la propriété, faire tourner la ferme et rester sur ses gardes concernant un de ses voisins qui souhaitait coûte que coûte acquérir Churinga !

Nous suivons donc en parallèle l'histoire de Jenny dans les années 70, à la découverte de Churinga, et de Mathilda, à partir des années 20, dans la dureté de la vie dans le désert australien. Deux femmes fortes mais malmenées par la vie auxquelles on s'attache rapidement.

Ce roman aurait pu être un coup de cœur... si seulement je n'avais pas découvert 75% du dénouement dans les cent premières pages ! Bien sûr je n'avais que le but final et pas le chemin parcouru, mais quand même j'ai trouvé ça dommage de savoir comment finirait l'histoire bien avant qu'il ne l'aurait fallu. J'ai également eu peur d'être tombée dans une romance pure et dure à cause de Brett, le beau directeur de la station de Jenny, mais finalement leur "relation" m'a plutôt plu même si on y retrouve quelques mièvreries.

L'Australie, même si dangereuse de par son climat, m'a charmé. L'auteure a su me dépayser et me transmettre par les mots des paysages magnifiques aux couleurs chaudes et l'air étouffant des années successives de sécheresse durant lesquelles aucune goutte d'eau ne tombe. Et le fait de n'avoir aucun voisin à moins de six heures de route peut être un atout !


chez les éditions Actes Sud et Babel

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Ma maison d'édition poche préférée : Archipoche ! Et peut-être que je me laisserai tenter par "Les oiseaux se cachent pour mourir" de Colleen McCullough...